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Paul Henri est toujours dans la ville, il la arpente, comme tant d’autres héros méconnus que nous croisons chaque jour sans nous en apercevoir. Quelques fois certaines personnes savent reconnaître en lui un être à part, ils le croient extérieur au genre humain. Alors ils viennent à lui, lui demande un autographe. Tantôt il est pris pour Johnny Hallyday, parfois pour George Brassens alors qu’il est simplement assis sur un banc public, ou encore pour l’Inspecteur Edouard alors qu’il mange paisiblement un Maxi Kébab. Mais toujours ceux sont des erreurs, car Paul Henri appartient bel et bien au genre humain. Il est un héros simple, comme vous est moi, au même titre que Chimène Badi est une chanteuse comme tous les gens qui prennent des douches de temps en temps. Par hasard aujourd’hui Paul Henri a appris la date que nous sommes. Il s’est souvenu du rendez vous. Il a hésité puis a décidé de s’y rendre. Le voilà en chemin. Nous le suivons dans les couloirs du métro où il fait chaud.

Ecrit par Amédé Potiron Danzasoupe, 12:52 dans la rubrique « Les aventures de Paul Henri ».

Le jour décline doucement sur la ville en cette fin d’après midi ensoleillée, où les passants ont semblé se sentir comme revenant à la vie. Paul Henri marche, ses chaussures semblent le porter, son visage est éclairé comme rarement, sans raison il sourit, sans raison il se sent joyeux. Il semble prêt pour de nouvelles aventures dans la ville. Son ventre est vide, comme souvent, mais l’air a le parfum des jours anciens, quelque chose du goût de l’enfance, Paul Henri se sent bien malgré tout. Il s’assoit à la terrasse d’un café et demande un petit noir ainsi que le journal. Un type le regarde avec de drôles de yeux, et ne tarde pas à s’approcher de lui en faisant sauter sa chaise sur ses quatre pieds. Paul Henri se demande tout d’abord s’il rêve. Mais lorsque le gars l’appelle camarade, Paul Henri sait que malheureusement il n’a pas vraiment quitté la réalité de la ville. L’homme a la dégaine d’un pauvre Manu Chao de carnaval. C’est tout à fait la saison d’ailleurs, et Paul Henri aimerait le félicité pour son déguisement, mais comme il est flagrant que ça n’en est pas un, notre héros préfère ne rien dire à son interlocuteur, cela bien que Paul Henri sache parfaitement que se genre de bonhomme ne se baladent pas tous avec un couteau entre les dents et qu’il s’agit d’une légende urbaine. Paul Henri est un spécialiste en légendes urbaines, il en est d’ailleurs une lui même, et pas des moindres.

Ecrit par Amédé Potiron Danzasoupe, 12:43 dans la rubrique « Les aventures de Paul Henri ».

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Paul Henri a vu de la lumière. Alors il est entré. Son grand père disait: Paul Henri, j’ai pas mes lunettes, dit moi ce qu’ils jouent au Magic Ciné?. Le grand père de Paul Henri allait au même cinéma que Pierre Tchernia donc. Et chaque fois que Paul Henri voit Pierre Tchernia àa la télévision, Paul Henri se dit qu’il voit bien peu souvent son grand père. Paul Henri se rappelle que la vie est injuste, et que dans un monde bien fait les gens qui passent à la télévision mourraient avant les grands pères. Paul Henri rêve parfois de ce monde. Les dictateurs mourraient de migraine, les présidents de Etats Unis en mangeant un Breitzel, les présidents de la France en grimppant la roche de Solutrée pour faire les malins, et leur suivant en chaussettes en matant les minettes en deux pièces sur la plage. Paul Henri est pour une mort adaptée pour tous ces gens qui nous empoisonnent tant. Ardisson mourrait sans plus jamais pouvoir mettre un blazer noir car il serait atteint d’une maladie incurable du cuire chevelu qui l’étoufferait un jour sous une couche épaisse de pellicule. Quant à Arthur, il s’étranglerait un jourà trop parlerdu nez. De temps à autre Paul Henriappelle de ses voeuxla naissance d’un nouveau Dieu qui rendrait une justice plus expéditive que ces anciens dieux qui n’existent pas.

Ecrit par Amédé Potiron Danzasoupe, 12:45 dans la rubrique « Les aventures de Paul Henri ».

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Elle le regarde. Paul Henri en a la tremblote. Il cherche dans sa mémoire qui a dit qu’un homme qui n’était pas intimidé de se retrouver nue devant une femme était un hypocrite. Il cherche mais il ne trouve pas. Paul Henri aurait mille fois aimé être comme tout le monde. Enfin comme ce tout le monde brillant, sans peur et sans reproche, ce tout le monde d’aujourd’hui Il la déshabille du regard. Impatiente, elle se débarrasse de ses vêtements sans l’attendre. Dans la lumière d’une ampoule halogène elle est blafarde, il se sent grand, il se sent maigre. Et ce n’est pas le peu de riz qu’il a mangé à la grève de la faim qui lui ont coupé l’appétit. Paul Henri aurait préféré manger tout de suite. Mais elle veut baiser maintenant. Normal, elle a pas eu sa dose depuis longtemps, elle se sent en chaleur, elle lui dit ainsi, elle est belle parce qu’elle ne fait pas de manière, elle est laide pour la même raison. La vie de Paul Henri n’est pas simple, même lorsqu’elle paraît moins compliquée. Avoir un cerveau n’est pas tous les jours un cadeau. Parfois Paul Henri se dit qu’il aimerait aussi ne pas posséder la vue.

Ecrit par , 18:07 dans la rubrique « Les aventures de Paul Henri ».

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En vadrouillant dans la ville, le ventre vide, Paul Henri tomba un jour sur une sorte de camping dressé sur les pelouses d’un bâtiment officiel. Entre deux arbres, un drap était tendu. Ecrit comme s’il s’était agi du sang d’un animal, il était écrit: Grêve de la faim contre la famine en Mogambie. Paul Henri n’eu pas le temps de se poser davantage de questions, un groupe de jeunes personnes très fatiguées vint le voir. Rejoins nous! dit un des types. Si tu es étudiant, tu dois être solidaire dit un autre. Donne des thune pour le Tiers monde, nous autres devons être solidaire avec nos frères africains s’enthousiasma le troisième. Je n’ai pas mangé depuis deux jours, répondit Paul Henri,
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n’auriez vous pas un peu de riz à m’offrir?. Les étudiants révoltés lui indiquèrent qu’ils avaient bien du riz dans une des tentes, il s’agissait d’une collecte, mais tout le chargement devait partir pour l’Afrique. Rejoins nous camarade, dit un des jeunes, ne reste pas dans l’égoïsme bourgeois, apprend à dépasser ta propre situation. Il faut raisonner à l’échelon mondial à présent Vient, nous allons te payer une bière. Paul Henri qui savait que la bière était un bon moyen de couper la faim accepta l’invitation de la bande des mascottes.

Ecrit par Amédé Potiron Danzasoupe, 21:41 dans la rubrique « Les aventures de Paul Henri ».

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La ville a ses codes. La ville ses propres valeurs. La ville se suffit à elle même. Enfin du moins est ce l’impression de Paul Henri alors qu’il ajoute un premier café aux nombreux verres de whisky qu’il a déjà ingurgité avec ses amis. Car les amis de Paul Henri on décidé ce soir d’aller en boîte. Pas réellement ce soir en fait si on s’autorise à réfléchir. A deux heures du matin, ce n’est pas encore l’aurore, mais ce n’est plus vraiment le soir. Tout au plus est ce la nuit.

Ecrit par Amédé Potiron Danzasoupe, 12:49 dans la rubrique « Les aventures de Paul Henri ».

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Un jour, Paul Henri se promenait dans la ville. Or, alors qu’il passait près d’une Université, il eu l’idée d’entrer à l’intérieur. A l’intérieur c’était enfumé, le sol était jonché de détritus, et les bancs d’étudiants. Les bancs discutaient en rigolant, Paul Henri, alla leur parler, ils semblaient bien aimer parler en faisant des volutes de fumée avec leur cigarette et en recrachant la fumée de côté. Où sommes nous demanda Paul Henri?. Le banc rigola et un barbu avec une barbes très bien taillée qui faisait du genre qu’on s’en occupe pas à répondu à Paul Henri: T’es à la tôle mon vieux, bienvenu en prison. Paul Henri sursauta: C’est plus une Université ici? demanda t il, ce n’est pas un endroit où l’on diffuse des savoirs?. Un chevelu se leva et tapa sur l’épaule de Paul Henri: Non c’est un lieu de diffusion de chichon mec!. Paul Henri regarda tout ce petit monde, il avait l’impression d’être arrivé en plein au milieu du tournage d’une série américaine Tout le monde semblait jouer comme s’il y avait une caméra quelque part. Paul Henri regarda par dessus son épaule, et la chercha dans son dos. Mais il n’y avait rien. Un gars tapa sur l’épaule de Paul Henri et lui dit: Relax mec! T’inquiète, il n’y as pas de keufs ici. Et ils ont tous vachement bien rigolé.

Ecrit par Amédé Potiron Danzasoupe, 16:29 dans la rubrique « Les aventures de Paul Henri ».

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Edouard Balladur, homme malheureusement trop souvent oublié et qui n’a pas dit que des choses insensées, avait publiquement constaté avec une grande éloquence qui n’était pas sans rappeler celle de feu Général de Gaulle: Dans le métro il fait chaud. Paul Henri est toujours dans la ville, sous la ville exactement. Paul Henri aujourd’hui teste le métro, et il est stupéfait tant cela est vrai que dans le métro il fait chaud. Assis en face de lui, un petit garçon. Il est avec sa mère, il trépigne, il râle depuis le début de la ligne, ce n’est pas la chaleur, non, il veut faire un tour de manège, il veut des Nike, il veut une barbe à Papa, il crie, toute la rame le supporte, la mère lui répond si t’es sage. Mais le petit tyran est un petit tyran, il ne sera jamais content, sauf le jour où il aura enfin soumis ses parents, il veut probablement que ceux ci lui baise ses pieds, lorsqu’il aura obtenu cela il essayera de soumettre le reste du monde à ses caprices. Paul Henri espère qu’alors le monde viendra lui mettre de grandes paires de gifles dans la gueule, apparemment ce n’est pas sa mère qui le calmera.

Ecrit par , 16:37 dans la rubrique « Les aventures de Paul Henri ».

Paul Henri est dans la ville. La ville, lieu de ses premières aventures. D’ailleurs c’est le titre: Les aventures de Paul Henri dans la ville. On peut difficilement faire plus clair. La ville est noire, c’est à cause de la nuit. Mais il y a les lumières de la ville. Paul Henri se dit C’est beau une ville la nuit. Cela aurait pu faire le titre de cette première aventure de Paul Henri, mais le titre est déjà pris. Alors Paul Henri soupire. Et il attend. Il attend devant la gare, sur la place déserte, la place morne comme une triste plaine. Il attend Pénélope, la belle Pénélope et ses cheveux châtains, ses jolies mains, son petit rire de souris. Mais il attend Pénélope depuis déjà trois quarts d’heure, Paul Henri fume clope sur clope, du coup il tousse, et quand il tousse ça l’énerve encore plus qu’attendre,
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du coup il fume encore plus. La cigarette est le cercle vicieux de Paul Henri.